Pages

Thursday, November 15, 2012

Gilles-Eric Séralini, ou le cirque publicitaire. Pour les archives historiques, en anglais

Par Yann Kindo
Dans ce billet, je ne reviendrai que partiellement sur le débat strictement scientifique autour de l' « étude-choc » [comme ils disent] de Gilles-Eric Séralini et de son équipe du Criigen, qui auraient démontré l'existence de graves conséquences sanitaires à la consommation d'un OGM de Monsanto : le NK 603, un maïs résistant au glyphosate - la molécule du Round-Up. Ce billet s'attarde plutôt sur le dispositif médiatique et publicitaire sans précédent et totalement hors-normes qui a été délibérément mis en place par le Criigen et ses bailleurs de fond de la grande distribution, dans le but non pas de peser sur la communauté scientifique [pour laquelle le dispositif en question, en plus de la probable maigre qualité de l'étude, a sans doute totalement achevé de la convaincre de l'absence de crédibilité de Séralini et de son équipe], mais plutôt sur le grand public via la sphère médiatique. Avec du côté des financeurs une motivation clairement commerciale, et du côté de de Séralini une motivation à coup sûr idéologique et sans doute largement égotiste...cf son acceptation du prix du prix « Scientifique international de l'année 2011 »... un diplôme en carton qui s'achète si on met le prix !...

Gilles-Eric Séralini, ou le cirque publicitaire:

Numerous links to French commentaries on L'Affaire Seralini.
Accessible via Google translate, available automatically in the Chrome browser. Go Chrome!


Ar Rue89. Les OGM des poisons ? L’étude de Séralini est clownesque !

Jérôme Quirant | Enseignant-chercheur

Près de deux mois après la parution de l’article de Gilles-Eric Séralini portant sur la toxicité supposée d’un OGM – ou plus exactement une PGM, plante génétiquement modifiée – dans la revue Food and Chemical Toxicology, il est possible de tirer un premier bilan de tout ce qui a été écrit à ce propos.
C’est donc une sorte d’étude bibliographique qui est proposée dans cet article, avec toutes les références permettant au lecteur de se documenter plus en amont s’il le désire.
Nous ne reviendrons pas ici sur la forme prise par la publication et sa publicité, qui ont été un vrai déni de science. Les auteurs se sont en effet arrangés pour éviter toute critique de l’article avant que les images, choquantes, et les raccourcis journalistiques de certains médias, hasardeux, ne suscitent l’effroi populaire et annihilent ainsi tout débat serein.
Mais faisons fi de tout cela pour nous intéresser au fond de cette publication, la seule chose qui importe sur le plan scientifique.
L’article
Les auteurs ont réalisé pendant deux ans une étude sur des rats Sprague-Dawley, leur donnant pour se sustenter différents cocktails d’aliments qui contenaient, selon les groupes constitués, une alimentation classique, une part d’OGM, une certaine quantité d’herbicide, voire les deux à la fois.
Au bout de deux ans, ils ont constaté des mortalités plus ou moins prononcées et ont surtout mis en exergue, photos à l’appui, de grosses tumeurs développées par les rats.
Les auteurs ont prétendu dans les médias qu’aucune autre étude de long terme n’avait jamais été faite de la sorteet ils ont présenté leur article comme étant une grande première.
Une grande première, vraiment ?...

No comments:

Post a Comment